Irréprochable à l'entrainement, le milieu de terrain bordelais ne sait pas à quoi a été du son écart du groupe, personne ne lui ayant selon lui expliqué les causes. "Le problème, c’est que je ne sais pas ! Au quotidien, je donne le maximum. Je n’ai pas le moindre écart de conduite. Tous les jours, je suis heureux de venir m’entraîner. Même le coach l’a remarqué : samedi, à la fin de la séance, il est venu me soutenir moralement. Il m’a dit qu’il comptait encore sur moi, mais que je devais apporter davantage. Je pense sincèrement qu’il était honnête. C’est d’ailleurs lui qui a sollicité l’entretien... Quand j’ai appris que Jussiê arrivait, j’ai pris un nouveau coup sur la tête. J’ai vu que l’horizon se bouchait un peu plus. Mais j’ai vraiment compris que ça allait être dur quand Alonso a joué à gauche contre Osasuna... Je ne me sens pas considéré, même si les supporters sont derrière moi. En pensant à eux, je suis aussi frustré. J’aimerais qu’ils me voient à mon meilleur niveau. Je ne leur ai offert que mon but à Eindhoven. J’ai envie d’apporter davantage… J’ai bossé comme un dingue. Je suis très exigeant avec moi-même et j’ai tout donné pour revenir au maximum. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’en ai gros sur le cœur".
Mais le plus grave dans l'histoire est le manque de reconnaissance des autres membres de l'équipe. Stéphane Dalmat éprouve l'impression de ne pas être intégré dans le groupe. "Les joueurs ne me soutiennent pas... Mais, ce n’est pas grave, car, dans le fond, ce sont des bons mecs. Depuis plusieurs années, ils vivent ensemble et ils ont leurs affinités. C’est normal. Le seul à être venu me parler, c’est Johan Micoud. L’autre fois, en soins, il m’a demandé comment j’allais. Pour me rassurer, il m’a dit qu’il avait connu la même situation à Parme. A son arrivée, l’entraîneur ne le calculait pas. Mais il s’était accroché et ça avait payé. Cela m’a fait plaisir que l’on évoque ce souvenir ensemble... J’ai toujours la volonté de m’imposer ici. Excepté mon temps de jeu, je suis très, très heureux à Bordeaux. Ma famille se sent très bien ici. Moi aussi. Il y a tout pour s’éclater ici. Rester à Bordeaux, c’est ma priorité absolue".
A suivre