Un avantage psychologique : les bordelais n'étaient pas parvenus au cours des matchs aller à s'imposer face à des adversaires directs. La donne a changé depuis et les hommes de Ricardo ont probablement pris un ascendant plus psychologique que numérique sur Lens et Toulouse. Car les deux et trois points d'avance sur leurs adversaires peuvent être très rapidement réduits à néant. En revanche, la confiance accumulée par les bordelais est indéniablement le gros point positif de cette soirée surtout après avoir joué près d'une heure à dix contre onze.
Un arbitrage une fois encore indigne de la L1 : Il est toujours simpliste et trop facile de s'acharner sur l'arbitrage. Mais cette rencontre fut celle de trop pour Mr Chapron qui a failli dans sa tâche, celle de maitriser les acteurs et de faire de cette partie une rencontre de très haut niveau. Distribuant des cartons à la pelle, sanctionnant de façon presque unilatérale des geste largement partagés par les deux équipes, la rencontre à très vite basculée dans une bataille de tranchées alors qu'elle avait magnifiquement commencé.
Bordeaux second a son destin en mains : Trois points d'avance sur le quatrième, c'est déjà un pas important vers la Ligue des Champions même si les quatre prochaines rencontre s'annoncent compliquées à gérer. Cette seconde place sanctionne l'un des meilleurs parcours sur les dix dernières rencontres (9 matchs sans défaites, 5 victoires et 4 nuls). La meilleure équipe à domicile confirme ses ambitions. On peut imaginer ce qu'aurait pu être cette saison si Bordeaux avait affiché un tel rendement dès le début de la saison.
Une équipe hérorique : Rarement nous avions vu une formation bordelaise autant au fait de son sujet. Maitrisant les débats dans la première demi-heure (concrétisé par un but de Jussié), Bordeaux s'est montré très soudé pour compenser l'expulsion de David Jemmali. Jamais, Bordeaux a semblait faiblir psychologiquement, bien au contraire. Les supporters se seraient pourtant bien passés de la nervosité ambiante en fin de partie tant la rencontre aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre.