Buts : Micoud (10e) et Bellion (47e)
Si Bordeaux pouvait craindre un sursaut des parisiens à domicile après leur intéressante sortie à Monaco (victoire 2-1), les visiteurs restaient solidement encrés sur leurs valeurs collectives. Bordeaux comme à son habitude depuis le début de saison a su profiter de la première erreur parisienne pour ouvrir la marque. Sur un corner à droite tiré par Wendel, Landreau écarte le danger des deux poings mais renvoit le cuir vers Clément qui tarde à dégager son camp. Micoud démarqué ne manquait pas son duel face au gardien de l'equipe de France et glissait le ballon dans les buts facilement. "Jo", après l'annonce de sa retraite en fin de saison semblait libéré (0-1, 10e).
Les parisiens repartaient de plus belle et se lançaient dans une course poursuite. Bordeaux se contentait de renvoyer le ballon et ne parvenait plus à construire la moindre occasion. En face, Rothen tentait bien d'inquiéter Ramé sur une reprise de volée (16'). Camara n'était pas en reste (30'). Et quand le tir est cadré, comme devant Bourillon ou Luyindula (44e), Ramé montre sa classe internationale. Le coup de siffler de la mi-temps arrivait à point nommé pour des Bordelais proche de la rupture.
Au retour des vestiaires, Paris semblait avoir fait le plus dur en matière d'état d'esprit et d'intention sur le terrain. Il ne manquait qu'une réalisation pour confirmer leurs fin de première période. Mais c'était sans compter sur l'avaidité des bordelais. Camara perdait le ballon dans le rond central et permettait à Jussié de s'échappe rdans l'axe. Le Brésilien arrivait dans la surface parisienne, fixait Landreau et servait un caviar à David Bellion. Le meileur buteur bordelais ne tremblait pas et glissait le ballon dans le but vide (0-2, 47e). Paris était à genou.
En dépit d'un turn over et des entrées de Pauleta et N'Gog, Bordeaux contrôlait la rencontre et manquait de peu d'accroitre son avance. Mais la frappe de Bellion passait juste à côté du cadre (63'). De l'autre côté, Ulrich Ramé affirmait sa domination y compris devant son ancien coéquipier Pauleta (68').
Les bordelais évoluaient principalement en contres. Micoud et Wendel chahutait la défense parisienne (72') mais ne parvenaient pas à tripler la mise. Bordeaux tenait bon jusqu'au bout et l'emportait logiquement.