Lyon et ses problĂšmes actuels sont dans dans toutes les gazettes. De lĂ Ă faire de cette rencontre l'occasion de se relancer pour des gones, il n'y a qu'un pas. Bordeaux en revanche veut s'appuyer sur sa rĂ©gularitĂ© pour poursuivre sa route dans le trio de tĂȘte. Cette s'annonce plus comme un match entre deux candidats Ă la Ligue des Champions, point. Comme le souligne naturellement Alain Perrin, Lyon n'a qu'un seul objectif : retrouver ses esprits en enlevant la victoire. "A partir du moment oĂč on ne gagne pas un match, on ne veut pas perdre le suivant. Nous sommes donc dans une logique d'analyse. Mais ce n'est pas parce qu'on rĂ©flechit Ă ce qui doit ĂȘtre amĂ©liorĂ© que tout doit ĂȘtre remis en cause. N'allez pas inventer une situation de crise", ajoutait-il dans Sud-Ouest Dimanche. "Avec le prĂ©sident, nous avons discutĂ© de la tactique et c'est normal qu'il ait cette curiositĂ© intellectuelle. Ce n'est pas une ingĂ©rence. Et puis nous avons aussi toujours des discussions avec le staff, avec Bernard Lacombe", poursuivait-il auprĂšs de Reuters.
Faire de Lyon l'ogre qu'il Ă©tait encore voila deux saisons, est largement abusif. Les lyonnais vivent une pĂ©riode difficile, souvent celle qui survient aprĂšs un long Ă©tat de grĂące. Dans les vestiaires, certains joueurs commencent Ă s'impatienter Ă l'image de Ben Arfa. Mais, Lyon reste avant tout l'un des favoris du championnat. MĂȘme si le rendement n'est pas optimal, la seconde place de l'OL confirme malgrĂ© tout ses ambitions. "Revenir avec un point de Bordeaux maintiendrait les Bordelais Ă l'Ă©cart. C'est l'objectif minimal. Nous venons de rater un match europĂ©en. Bordeaux est une Ă©quipe europĂ©enne. C'est un bon test. On verra si on a retenu les leçon", confirmait l'entraineur lyonnais dans Sud-Ouest.
"Il faut se remettre dans le bon sens. Moi, j'ai confiance dans ce groupe car il est composĂ© de joueurs de caractĂšre. Cela va aussi se jouer dans nos tĂȘtes.", remarquait Ben Arfa. "C'est dans la tĂȘte que ça se passe. Il faut avoir cette mentalitĂ© de 'tueur'. On manque d'agressivitĂ©. On pense trop Ă bien jouer avant d'aller Ă l'essentiel. Il faut ĂȘtre moins beau mais plus efficace", poursuivait Govou. "Il faut prendre les automatismes dĂšs le dĂ©part. Il faut d'abord penser bien dĂ©fendre avant d'attaquer. Une fois ces rĂ©flexes pris, tout ira mieux."