Il aura donc fallu un peu plus d'un an, treize mois pour être précis, pour voir Fernando Cavenaghi avoir la possibilité de confirmer la réputation qu'il a laissée en Argentine. Car depuis son arrivée en Europe, du Spartak aux Girondins de Bordeaux, il n'avait pas eu véritabkement l'occasion de s'exprimer. Avec six buts au compteur en championnat en un mois et demi, Cavenaghi a également séduit par son implication dans le groupe et sa patience.
«C'est un garçon très intéressant. Il a du caractère sans avoir un sale caractère. Je suis heureux de le voir récompensé de son attitude », a salué le président Triaud. Les supporters étaient persuadés de son talent, le staff et les dirigeants n'ont aujourd'hui plus d'autre choix que de le titulariserface à cruelle réussite. Si Ricardo lui avait fait confiance peut être n'en serions-nous pas là .
« Il ne comprenait pas pourquoi on ne lui donnait pas sa chance, ça l'énervait. Il répétait souvent : Si je ne joue pas, il vaut mieux que je m'en aille. Surtout qu'il avait quitté la Russie pour cette raison. Mais cela ne l'empêchait pas d'être toujours de bonne humeur », racontait Alejandro Alonso.
« Il a su s'accrocher. Il a tout fait pour s'imposer. A la force du mollet, et ça mérite le respect », ajoutait Domminique Dropsy, de suite repris par Laurent Blanc : « Il n'a pas râlé et s'est comporté en parfait équipier. C'est un signe fort ».
Aujourd'hui, il fait l'objet dans France Football d'un portrait intitulé «Le patient argentin».