David Bellion est de retour à son meilleur niveau et il n'a manqué qu'un cheveux pour qu'il ouvre la marque en début de rencontre. A l'origine du pénalty qui a permis à Bordeaux d'ouvrir le score, l'ancien niçois s'est dévoué pour le collectif. Titularisé pour la première fois de la saison, David Bellion n'a pas manqué son entrée.
"On a fait un bon match même si parfois nous nous sommes peut-être un peu emballés. On se poussait trop vers l'avant. Le coach nous a recadré à la mi-temps et cela nous a permis de mieux gérer la seconde période. Nous avons d'ailleurs bien fini le match en assurant les trois points avec un nouveau but. Bordeaux a de sérieux atouts offensifs. Et donc tout le monde veut marquer. Sur coup de pieds arrêtés, en profondeur ou encore en dribblant..."
"J'apprécie que dans ce club la concurrence soit saine. Après, quand vous êtes remplaçant et que ça dure longtemps, ça peut devenir frustrant. Un joueur n'est jamais ravi d'être sur le banc... Là , il y a eu deux matches et ça a tourné. J'ai pris ma chance et je suis content de moi mais aussi de l'équipe. Les autres joueurs peuvent te permettre de briller surtout quand il y a de la qualité technique au milieu. Et à Bordeaux, c'est le cas... Je ne vais pas m'interroger et me prendre la tête pour deux matches passés sur le banc. La saison dernière, il y avait déjà eu des bonnes passes, et des plus délicates. Il ne faut pas faire les choses dans la précipitation".
Reconnaissant sans détour le manque de finition de l'équipe devant le but (qui a d'ailleurs coûté la défaite à Paris), il reconnaissait le manque de percussion de l'équipe. "La finition. Mais cela va finir par arriver. Il y a des phases comme ça... Parfois, on tente beaucoup et on ne marque pas. Et puis des fois, avec deux ou trois occasions, on marque tout. C'est aussi ça la beauté du football. La frustration nous permet bien souvent de nous élever... Nous n'étions pas vraiment inquiets par rapport à la qualité de notre prestation (Ndlr: après la défaite à Paris). On a bien su garder le ballon. Mais il y a quand même eu des motifs de frustration : on a manqué de percussion et de présence devant le but adverse. Je me mets dans le lot. Contre Nantes, on a su réagir et prouver de belles choses... Il ne faut pas trop se presser. Je pense que le Championnat se dessinera plutôt dans dix ou quinze journées. Nous, on prend les matches le plus sérieusement possible. On se méfie de notre prochain déplacement à Lille, une équipe toujours très solide. Il faut se focaliser à fond sur ce match. Après, en septembre, il y aura en plus la Ligue des champions. Notre préparation physique a été énorme et la saison dernière c'est souvent sur ce point que nous avons fait la différence. Cette année, nous serons prêts également."