"La différence entre Bordeaux et la Roma n'est pas au niveau du jeu ce soir, mais seulement au niveau de l'expérience de la Ligue des champions, et ils nous ont battus dans ce domaine. Les Italiens, a ce niveau-là , ils apprennent très vite... Et vous savez que je les aime bien, je les adore les Italiens... Mais quand je vois ce qui est sifflé sur Henrique, et je l'ai revu à la vidéo...", s'est inquiété Laurent Blanc. "On est tous d'accord pour dire que les Français prennent du retard. Le fossé se creuse, c'est comme cela. Et les clubs en Champion's League payent la note. On essaie de lutter, mais c'est pas facile. Vous me direz, l'équipe chypriote... Il y en a une de temps en temps, il y a des contre-exemples. Mais en règle générale le fossé se creuse, avec les équipes anglaises surtout. Italiennes et espagnoles, cela existait déjà et ça continue. Même Lyon qui est vraiment la grosse équipe, a du mal aussi.Par rapport aux 8-10 'grands d'Europe', il y a une différence énorme qui est en train de se créer".
Mais la baisse de régime des clubs français au niveau européen, conjuguée à des décisions contraire à l'étique sportive, condamnent durablement leurs performances au plus haut niveau européen. Aujourd'hui le président de la Ligue ne peut que constater les dégâts. "Nos clubs français font ce qu'ils peuvent, mais c'est un problème de puissance de feu, de force de frappe, de moyens. Quand on sait que la moyenne des budgets des clubs français en Ligue des champions correspond à la moitié du budget moyen de leurs concurrents, nos Français ont bien du mérite".