DAVID BELLION, à titre personnel, ce début de saison est plus que mitigé…
D.B. : Ce n'est pas exceptionnel sur le plan de la progression pour moi. L'an passé j'avais été l'un des joueurs les plus utilisés en championnat et cette saison, je suis surtout sur le banc. Donc du point de vue de la progression, ce n'est pas satisfaisant pour moi. Après, c'est le football…
Est-ce que c'est une situation qui vous inquiète, vous frustre ?
D.B. : Elle est frustrante, bien sûr. Moi, je suis footballeur, quand je suis sur le terrain, ça va, si je ne joue pas… Je suis heureux quand j'ai un ballon dans les pieds, je suis content de venir à l'entraînement… Après, il y a des raisons au fait que je ne sois pas aligné, bien sûr. Mais quand on s'entraîne toute la semaine pour ne pas jouer le week-end, c'est très frustrant.
Au début de saison, vous étaiez plutôt confiant quant à votre temps de jeu, avez-vous discuté avec Laurent Blanc ?
D.B. : Non, ce sont des choix. J'étais confiant au début de saison, même si toutes les semaines dans notre métier, il faut se remettre en question. Maintenant, si je ne satisfais pas le coach avec ce que je fais, je dois en donner encore plus…Ce serait un manque de respect de dire que je dois jouer haut la main… Non, il faut respecter la concurrence et les choix faits. Par contre après Marseille, Chelsea et Grenoble, quand j'ai vu que je n'avais disputé que cinq minutes en une semaine, là , je me suis inquiété et je me suis demandé ce qu'il se passait. Après, il y a un groupe à gérer. C'est quand même frustrant.
Que pensez-vous des rumeurs de transferts vous concernant, on vous annonce en Angleterre à Hull City Birmingham ou encore Bolton…
D.B. : Sincèrement, je n'ai pas entendu parler de ces rumeurs de transferts. J'ai un contrat de quatre ans et c'était une évidence pour moi de rester au club par rapport à la Ligue des champions et à ma marge de progression. Maintenant, c'est toujours flatteur que des clubs te suivent. Après, c'est vrai ou pas, dans le football on ne sait jamais.
Quand vous voyez que vous jouez moins et qu'il y a des clubs qui sont intéressés, est-ce que ça vous donne envie de regarder ça de plus près ?
D.B. : Je ne pense pas comme ça. Moi, je suis parti dans l'optique de rester là jusqu'à la fin de mon contrat. D'autant que comme je le disais l'an passé, je me suis senti tout de suite très bien dans le club, j'ai joué très vite, j'ai marqué très vite. Là , j'ai un coup d'arrêt. Est-ce que c'est moi ? Oui peut-être. Mais, pour une fois je suis installé, ma famille est là , on s'y sent bien. A un moment donné, il n'y a pas que le critère de jeu à prendre en compte. Il faut qu'il y ait un peu de stabilité et ça fait cinq, six ans que j'essaie de la trouver. Cette saison, je ne l'ai pas sur le terrain, mais je l'ai dans mes habitudes…